Interventions / Généralités en chirurgie esthétique, plastique et réparatrice

Vous allez subir une intervention chirurgicale et le fait qu’elle soit à visée esthétique n’y change rien

Il faut faire un bilan pré-opératoire, l’intervention doit se pratiquer en salle d’opération dans les meilleures conditions techniques, les risques (anesthésiques thrombo-emboliques) sont ceux de toute opération chirurgicale. L’anesthésie, par neuroloptanalgésie peut être parfois employée. Il s’agit d’une sédation profonde par voie intraveineuse effectuée par un anesthésiste avec conservation d’une respiration spontanée sans intubation. La quantité de drogue utilisée est bien moindre, il n’y a pas d’inconfort au réveil et peu de fatigue postopératoire.

Evolution postopératoire

Chez certaines personnes, l’évolution postopératoire sera très rapide, indolore avec peu de traces. Chez d’autres, il peut y avoir un gonflement, des ecchymoses, ainsi qu’une sensation de tension. Ces derniers mettront quelques jours à quelques semaines à disparaître.

L’oedème correspond à un gonflement des tissus en phase postopératoire. C’est une réaction naturelle des tissus opérés.
Ce phénomène, automatique, est plus important après une lipoaspiration.
La résorption de l’œdème est classiquement d’environ 80% vers le 3e mois postopératoire.

A 6 mois, la résorption est quasi totale. Les tissus trouvent leur souplesse finale.

Des incidents, voire des complications, (hématomes, infections, désunions) peuvent survenir. Ils prolongent les suites opératoires mais ne modifient pas habituellement le résultat final. De rares cas de nécroses cutanées peuvent entraîner des séquelles cicatricielles supplémentaires par rapport à ce qui était prévu. Ce risque est augmenté par le tabagisme, le diabète, le surpoids et le non respect des consignes postopératoires.

La cicatrice va, elle aussi, subir une évolution. Fine au début, elle peut dans certains cas imprévisibles devenir rouge, voire quelquefois présenter une saillie au cours du deuxième mois postopératoire. En règle générale, tout va rentrer dans l’ordre, la cicatrice s’aplatit et blanchit dans un délai variant de douze à dix-huit mois, sauf au niveau de la face et notamment des paupières où l’évolution est beaucoup plus rapide.
Le résultat morphologique final ne pourra être apprécié qu’au bout de six mois à un an suivant l’intervention. Le résultat cicatriciel ne se juge lui qu’entre le 12 et le 18ème mois postopératoire. Des imperfections peuvent apparaître, dont certaines s’arrangent avec le temps et d’autres nécessiteront une rectification.
Si vous avez omis de signaler une allergie quelconque à la pénicilline, à l’iode, au latex ou à d’autres produits, ne manquez pas de la signaler à l’anesthésiste lors de la consultation de pré-anesthésie, obligatoire, dans les jours qui précèdent l’intervention.

Cas des anti inflammatoires, des anticoagulants et antiagrégants

Ne prenez ni anti-inflammatoires, ni aspirine, ni aucun médicament anticoagulant sans en avoir prévenu le chirurgien ou l’anesthésiste dans les jours précédant l’intervention.

Cas particuliers des chirurgies dermatologiques pour tumeurs cutanées malignes (carcinome, mélanome, etc) :
Si vous êtes sous anticoagulants ou antiagrégants pour un problème cardiaque, ne modifiez pas votre traitement. Les risques de l’arrêt de ce traitement sont supérieurs aux bénéfices pour l’intervention.
Le Dr Viard s’accommodera de cette difficulté.